Les représentants
du personnel (SNUIPP/SE/SGEN) ont refusé de participer au CTPD
de lundi 7 et au CDEN de mardi 8 février pour marquer leur désaccord
avec les propositions de l'Inspecteur d'Académie sur l'utilisation
des postes premier degré dans notre département .
Même si ce boycott n'a qu'une valeur symbolique ( les CTPD ET
CDEN sont reconvoqués jeudi et vendredi ), il fait partie de
l'arsenal de toutes les mobilisations possibles pour s'opposer à
la politique éducative rétrograde actuelle .
Si nous pensons au SGEN que réclamer des moyens n'est pas un
but en soi, il est cependant évident qu'on ne peut pas être
ambitieux pour l'école sans y mettre les moyens . Ce qui est
loin d'être le cas actuellement . Trois exemples valident notre
opinion :
LA BAISSE DE LA SCOLARISATION DES DEUX ANS
EN MATERNELLE
Les bénéfices d'une scolarisation précoce pour
certaines populations (non francophones, milieux populaires...) n'est
plus à démontrer, si elle se fait dans de bonnes conditions
. La politique actuelle qui consiste à renvoyer purement et simplement
ces enfants dans leur famille est scandaleuse .
LA DEGRADATION DE L'AIS
La lente agonie des RASED est tout à fait contradictoire avec
l'affichage d'une aide aux enfants en difficulté . Elle renforce
également l'isolement des collègues en milieu rural confrontés
à ces problèmes .
L'AUGMENTATION DES EFFECTIFS/CLASSE
Elle réduit un certain nombre de procédures pédagogiques
( travail individualisé, de groupe ...) possibles que dans des
conditions potables, dont un nombre réduit d'élèves
.
On ne peut pas laisser faire, participez aux
mobilisations futures !