FSU
- UNSA Education - SGEN-CFDT -FCPE
Alors que le projet
de loi dorientation va être débattu à lAssemblée
Nationale à partir du 15 février, au-delà des discours,
cest la réalité de la politique gouvernementale
en matière déducation que lon voit en uvre
aujourdhui.
Elle se traduit
au plan national par des mesures de carte scolaire, de suppressions
de postes et de fermetures de classes qui vont, une fois encore, réduire
la scolarisation des élèves en maternelle et loffre
denseignements à tous les niveaux de la scolarité.
Ces mesures vont diminuer les moyens de lutter contre léchec
scolaire et dégrader plus encore les conditions de scolarité
des élèves et de travail des personnels.
En matière
demploi, les choix budgétaires accentuent le recrutement
de personnels précaires, corvéables et rejetés
très vite dans le chômage, au lieu dêtre titularisés.
La diminution des recrutements compromet lavenir de nombreux jeunes
qui veulent se destiner aux carrières des métiers de léducation.
Dans notre département,
comme le pointe le récent rapport des IGEN sur l'Académie
de Toulouse, la situation de l'encadrement des élèves
dans le premier degré nest pas satisfaisante: la dotation
de 55 postes ne permettra aucune amélioration des conditions
daccueil des élèves et daide à ceux
qui sont en difficulté.
Bien au contraire,
elle va aboutir à une baisse du taux dencadrement dans
un contexte particulièrement difficile pour un grand nombre décoles.
- Au niveau des
effectifs :110 écoles élémentaires ont plus de
25 élèves en moyenne par classe et près de 80 maternelles
ont une moyenne supérieure à 28 élèves par
classe. Or on sait limportance du nombre délèves
par classe lorsquon veut mettre en place une pédagogie
qui favorise la meilleure prise en compte des élèves avec
leurs différences et créer un environnement d'apprentissage
serein.
- En maternelle,
la scolarisation des 2 ans est en chute libre depuis plusieurs années
et les chiffres de cette année, 16,8%, sont catastrophiques,
avec une baisse de 3 points en un an.
- Pour laide
aux élèves en difficulté, la situation dejà
difficile va saggraver : Postes G et de psychologues régulièrement
non pourvus (13 G et 3 psy. cette année), réseaux d'aide
incomplets ou composés de personnels non spécialisés
et en nombre insuffisant, rendent difficile le diagnostic et la prise
en charge cohérente et sur la durée des difficultés
scolaires.
- Au niveau du
dispositif de remplacement (maladie, maternité), les moyens déjà
insuffisants vont être encore amoindris par la récupération
des 30 postes en surnombre (accordés à la suite de l'explosion
d'AZF). Déjà, dans les écoles, les difficultés
s'accumulent. De nombreux congés non remplacés amènent
les enseignants à répartir les élèves dans
les autres classes, rendant ainsi plus difficiles, parfois pour plusieurs
jours, les conditions des apprentissages.
-Pour la formation
continue, le nombre de moyens de remplacement na pas augmenté
depuis des années alors même que le nombre denseignants
a cru de plusieurs centaines, et que des besoins nouveaux en formation
se font sentir.
- Il faut ajouter
à cela la baisse de présence éducative occasionnée
par le départ des centaines d'aides éducateurs qui avaient
également permis de faire vivre les BCD et l'informatique à
lécole.
Face à cette
dotation très largement insuffisante, ne serait-ce quau
regard de lafflux de nouveaux élèves (+1800 prévus
par l'administration),vous avez, Monsieur l'Inspecteur d'Académie,
pris des mesures de gestion de la carte scolaire sans précédent.
La globalisation
des effectifs sur les communes ou secteurs de proximité, les
transferts d'élèves de l'élémentaire vers
la maternelle pour éviter des ouvertures, les décisions
douverture de classes reportées le plus tard possible cest
à dire dans les pires conditions pour les familles et les personnels,
la transformation de quasiment toutes les demandes douvertures
dans lAIS et pour les remplacements 23,5 sur 25,5- en mesures
« à suivre » nont pour objectif que de limiter,
au final,le nombre douvertures nécessaires.
Dans lenseignement
secondaire, les dotations en heures denseignements attribuées
aux établissements sont amputées de 4770 heures soit 235
postes. Il y aura donc : dégradation des taux dencadrement,
réduction des options, réduction de laide individualisée
en seconde, suppression des TPE en terminale et même en première
dans certains lycées.
Lenseignement
des langues devrait se faire sur des bases de regroupement des LV1/LV2/LV3.
La forte mobilisation
du jeudi 20 janvier, en particulier dans lEducation, le rassemblement
du 2 février au Rectorat, la présence massive des personnels
et des parents dans les manifestations du 5 février, démontrent
sil en était besoin, que les choix du gouvernement concernant
léducation sont majoritairement rejetés.
Malgré
cela le gouvernement persiste dans son mépris des revendications
citoyennes et présente son projet de loi dorientation devant
le Parlement, comme si de rien nétait.
Considérant
cela, les représentants des personnels et des parents délèves
de la FCPE ne siègeront pas au CDEN ce jour, pour marquer leur
refus total de ces décisions.