Grève du 18 décembre

Les profs ont répondu présent à la grève sur leur temps de travail

Pour l’académie : 44,62 % de grevistes

- Lycées GT : 48,02 %
- collèges : 46,29 %
- LP : 31.20 %

Communiqué de l’intersyndicale du Second degré CNGA, FEP-CFDT, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA EIL, SNFOLC, SNPEFP-CGT, SNUEP-FSU, SUD-EDUCATION, SUNDEP, UNSEN-CGT

Décret sur les obligations de service des enseignants Lycées et collèges : plus d’un enseignant sur deux en grève le 18 décembre

Plus d’un enseignant sur 2 a répondu à l’appel à la grève de l’ « intersyndicale des 15 » du second degré. Près de 10 000 manifestants ont défilé à Paris vers le Ministère de l’Education. D’autres manifestations ont eu lieu dans tout le pays.

Une telle mobilisation atteste de la pleine adhésion des personnels à la plateforme de l’intersyndicale : retrait du projet de décret et ouverture de véritables discussions pour que des réponses soient apportées à la nécessaire prise en compte des réalités du métier et que soient améliorées les conditions de son exercice.

L’intersyndicale appelle les personnels à rester mobilisés et demande à être reçue par le ministre dans les tout prochains jours. Elle se réunira dans les 48h pour faire le point de la situation.

Paris, le 18 décembre 2006 - 19 h

 

Dépêches de l’Education du Lundi 18 décembre 2006

Entre un tiers et la moitié des enseignants des collèges et lycées ont débrayé lundi et plusieurs milliers ont manifesté partout en France contre le projet de décret allongeant leur temps de travail, répondant ainsi largement au mot d’ordre de mobilisation des syndicats.

Selon les chiffres définitifs du ministère de l’Education nationale, 37,41% des enseignants de collèges ont fait grève, 24,32% dans les lycées professionnels et 39,03% dans les lycées généraux et technologiques.

Les enseignants, deux fois plus mobilisés que lors de la précédente journée de grève, le 28 septembre à l’appel des principales fédérations, contre la suppression budgétaire (2007) de 8.500 postes, protestent contre un projet de décret, que le ministre de l’Education Gilles de Robien doit signer fin janvier.

Ce texte prévoit d’allonger de une à trois heures le temps de travail de certains des 384.000 enseignants des collèges et lycées, afin d’économiser 2.800 postes équivalents temps plein. Il instaure également leur "bivalence", c’est-à-dire la possibilité d’exercer dans deux matières, et encourage, selon les syndicats, les affectations dans deux, voire trois établissements.

Pour la première fois depuis la fronde contre Claude Allègre en 1998, ce texte soulève une telle indignation que 15 organisations, de l’extrême gauche à la droite, soit 99% de la représentation enseignante, se sont unies pour le contester.

Thierry Cadard, secrétaire national du Sgen-CFDT, a fustigé "l’absence de totale de dialogue" lors de l’élaboration du texte, réclamant "l’ouverture de négociations sur les évolutions du métier d’enseignant". Le ministre de l’Education nationale a affirmé, lui, dans un communiqué que ce texte "participe à la modernisation du système éducatif" et à l’exigence d’équité dans l’exercice de la profession.

Les manifestations ont réuni entre 3.200 (police) et 10.000 (syndicats) enseignants à Paris, entre 2 et 4.000 à Marseille, 1.000 et 2.000 à Rouen, 750 et 1.000 à Bordeaux, 1.000 et 2.000 à Lille, 1.000 et 1.800 à Rennes. Quelques centaines ont également manifesté à Strasbourg, Toulouse, Perpignan, Brest, Clermont-Ferrand, Besançon, Tours, Pau, Quimper ou encore Lorient, etc.

A Bordeaux, certains manifestants arboraient un tee-shirt avec l’inscription "j’ai raté mon bac car mon prof d’éco était nul en histoire-géographie". Partout, ils avaient surtout à coeur de justifier la ou les heures de cours dont ils sont déchargés depuis 1950 pour compenser un surplus de travail dans certaines matières ou classes.

"Déjà que l’heure qui nous était accordée pour préparer les paillasses (plans de travail) ou laver les lames (plaques en verre de labo) est insuffisante, alors là ça va vraiment mettre en danger notre qualité de travail", a ainsi expliqué à l’AFP Joëlle Cognie, professeur de sciences de la vie et de la terre en Seine-Saint-Denis dans le cortège parisien.

 

 

 

 

 

 

 

 

perso.wanadoo.fr/sgen-cfdt.12 sgencfdt.46.free.fr perso.wanadoo.fr/sgen-cfdt.65 sgencfdt82.free.fr