Communiqué de lintersyndicale du
Second degré CNGA, FEP-CFDT, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN,
SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA EIL, SNFOLC, SNPEFP-CGT,
SNUEP-FSU, SUD-EDUCATION, SUNDEP, UNSEN-CGT
Décret sur les obligations de service des
enseignants Lycées et collèges : plus dun
enseignant sur deux en grève le 18 décembre
Plus dun enseignant sur 2 a répondu
à lappel à la grève de l «
intersyndicale des 15 » du second degré. Près
de 10 000 manifestants ont défilé à Paris
vers le Ministère de lEducation. Dautres manifestations
ont eu lieu dans tout le pays.
Une telle mobilisation atteste de la pleine adhésion
des personnels à la plateforme de lintersyndicale
: retrait du projet de décret et ouverture de véritables
discussions pour que des réponses soient apportées
à la nécessaire prise en compte des réalités
du métier et que soient améliorées les conditions
de son exercice.
Lintersyndicale appelle les personnels à
rester mobilisés et demande à être reçue
par le ministre dans les tout prochains jours. Elle se réunira
dans les 48h pour faire le point de la situation.
Paris, le 18 décembre 2006 - 19 h
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Dépêches de lEducation
du Lundi 18 décembre 2006
Entre un tiers et la moitié des enseignants
des collèges et lycées ont débrayé
lundi et plusieurs milliers ont manifesté partout en France
contre le projet de décret allongeant leur temps de travail,
répondant ainsi largement au mot dordre de mobilisation
des syndicats.
Selon les chiffres définitifs du ministère
de lEducation nationale, 37,41% des enseignants de collèges
ont fait grève, 24,32% dans les lycées professionnels
et 39,03% dans les lycées généraux et technologiques.
Les enseignants, deux fois plus mobilisés
que lors de la précédente journée de grève,
le 28 septembre à lappel des principales fédérations,
contre la suppression budgétaire (2007) de 8.500 postes,
protestent contre un projet de décret, que le ministre
de lEducation Gilles de Robien doit signer fin janvier.
Ce texte prévoit dallonger de une
à trois heures le temps de travail de certains des 384.000
enseignants des collèges et lycées, afin déconomiser
2.800 postes équivalents temps plein. Il instaure également
leur "bivalence", cest-à-dire la possibilité
dexercer dans deux matières, et encourage, selon
les syndicats, les affectations dans deux, voire trois établissements.
Pour la première fois depuis la fronde
contre Claude Allègre en 1998, ce texte soulève
une telle indignation que 15 organisations, de lextrême
gauche à la droite, soit 99% de la représentation
enseignante, se sont unies pour le contester.
Thierry Cadard, secrétaire national du
Sgen-CFDT, a fustigé "labsence de totale de
dialogue" lors de lélaboration du texte, réclamant
"louverture de négociations sur les évolutions
du métier denseignant". Le ministre de lEducation
nationale a affirmé, lui, dans un communiqué que
ce texte "participe à la modernisation du système
éducatif" et à lexigence déquité
dans lexercice de la profession.
Les manifestations ont réuni entre 3.200
(police) et 10.000 (syndicats) enseignants à Paris, entre
2 et 4.000 à Marseille, 1.000 et 2.000 à Rouen,
750 et 1.000 à Bordeaux, 1.000 et 2.000 à Lille,
1.000 et 1.800 à Rennes. Quelques centaines ont également
manifesté à Strasbourg, Toulouse, Perpignan, Brest,
Clermont-Ferrand, Besançon, Tours, Pau, Quimper ou encore
Lorient, etc.
A Bordeaux, certains manifestants arboraient un
tee-shirt avec linscription "jai raté
mon bac car mon prof déco était nul en histoire-géographie".
Partout, ils avaient surtout à coeur de justifier la ou
les heures de cours dont ils sont déchargés depuis
1950 pour compenser un surplus de travail dans certaines matières
ou classes.
"Déjà que lheure qui
nous était accordée pour préparer les paillasses
(plans de travail) ou laver les lames (plaques en verre de labo)
est insuffisante, alors là ça va vraiment mettre
en danger notre qualité de travail", a ainsi expliqué
à lAFP Joëlle Cognie, professeur de sciences
de la vie et de la terre en Seine-Saint-Denis dans le cortège
parisien.
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