|
Communiqué de presse
Une fois de plus, quelle déception
! !
Le projet d'arrêté concernant le cahier
des charges de la formation des maîtres introduit de graves dispositions
qui n'avaient jamais été évoquées lors des
discussions avec le ministre et son Cabinet.
Le Sgen-CFDT avait apporté son soutien aux grands principes avancés
par le Haut Conseil de l'Éducation.
Que constate-t-on ? Le projet d'arrêté, s'il reprend le
principe du référentiel unique de compétences professionnelles,
le réduit à néant et le déconnecte des dispositions
prises dans l'arrêté.
Le Sgen-CFDT exprime fortement son opposition aux mesures
prévues par le projet d'arrêté :
- rupture brutale de l'équilibre de la formation initiale au
détriment du temps en IUFM : stage filé entériné
sans évaluation pour le 1er degré, 8 h de stage soit deux
classes à prendre en charge pour les stagiaires 2nd degré,
- poursuite de la formation professionnelle pendant les deux premières
années d'exercice sans apporter aucune garantie de moyens budgétaires
nouveaux, ce qui conduira à assécher les moyens de la
formation continue ou à faire supporter les départs en
stage par les collègues des établissements,
- " disparition " de la 1ère année en IUFM,
- rétablissement, au détour d'une phrase, de la bivalence
des enseignants au collège alors que ce sujet n'a jamais été
abordé,
- dénaturation de la place faite à la recherche en éducation,
- transfert de pans entiers de la formation professionnelle initiale
vers les établissements sans aucune contrepartie, sans aucune
garantie concernant les conditions et les moyens de cette formation.
À l'heure de l'intégration des IUFM à
l'université, on assiste au retour des vieux fantasmes du compagnonnage
et de la formation sur le tas.
Pour le Sgen-CFDT, ce projet d'arrêté n'est ni amendable,
ni acceptable. Il faut le reprendre de fond en comble.
Le 29 novembre 2006
|